la défiguration

la défiguration

Tenter l’approche du visage plus vrai que le visage d’apparence.
Où est-ce ce visage en deçà de soi qui advient comme miroir ?

Ou est-ce l’autre de soi, perçu
par autre chose que l’œil ?
Senti par le noir du corps, mis au monde par la caverne du cerveau, dans la grotte du ventre, boue des humeurs, du sang, veines, nerfs et muscles enchevêtrés
qui se mettent à penser ?
Si, d’aventure, le visage se décompose
sur la toile, il se recompose dans l’œil
de celui qui le regarde, regagne sa dignité. Et en retour, qu’est donc cette matière
qui nous rend un regard ?
Une photo capte la peau – la peinture
la troue.
Le visage de peinture n’a pas d’identité
– ou les a toutes, défiguré, le visage
est celui de tous.
De quelle glaise demandent-ils à sortir ? Visage comme trou béant dans notre désir.

azart

Azart

« Véritable expression des profondeurs, la peinture d’Anne-marie Cutolo fait surgir des ténèbres des individus hagards. Ils nous renvoient à cette vérité terrible que nous tentons de cacher dans les profondeurs de nos âmes : sans l’espérance, la mort est effroyable. Un travail rare, solitaire, exigeant… »

AZART n° 30 Janvier – Février 2008

galerie le clos des cimaises

Exposition à la galerie le clos des cimaises

clos des cimaises

Exposition de Anne Marie Cutolo au clos des cimaises, espace dédié à l’art contemporain et plus spécialement à l’expressionnisme. Lieu unique d’exposition à 30 minutes de La Rochelle « Chez Cutolo, les corps nus sont écorchés, les chairs déchirées. La blessure est intime. La détresse à fleur de peau, physique et brutale. Au paroxysme de la douleur, le sang circule, les nerfs et les tissus palpitent. Obscénité des ventres qui livrent leurs entrailles, des membres mutilés. Abandon au tourment, violence du désespoir. Mais aussi tendresse et compassion. Vertige libérateur enfin, comme au bord d’un ravin qui s’ouvre à la vie secrète, bouillonnante et désordonnée.